www.embarcadere.info dimanche 20 juillet 2008  
Les Clubs de l'Embarcadère - Clubs de réflexion  






Edito
Opinion
La vie des clubs
Dossiers et débats
Brèves
Qui sommes-nous ?
Presse
Rejoignez-nous
Actualité
Flash
témoignage



Mémoriser le site
Galerie Photo
Telechargez
Forum de discussion
Contact
Liste de liens

Accueil >> Forum >> une vieille histoire

  
 une vieille histoire
Par JP Humeau le mercredi 12 avril 2006

Je ne résiste pas à vous transmettre ce message reçu d'un ami : "'La France est la nation la plus brillante et la plus dangereuse d'Europe, et la plus sujette à être un objet d'admiration, de haine, de pitié ou de terreur, mais jamais d'indifférence." C'est ainsi qu'un jeune homme du nom d'Alexis de Tocqueville définissait sa patrie au début du XIXe siècle. Ses mots, encore aujourd'hui, sonnent étrangement juste. Ces dernières années, alors que les autres démocraties occidentales ont évolué tranquillement et dans le silence, la France a tour à tour étonné, dérouté ou exaspéré. Pour l'hebdomadaire britannique, "la France semble vivre une de ces convulsions dont cette nation née d'une révolution a régulièrement besoin pour rompre avec le passé et avancer. Les étudiants qui manifestent ont sûrement l'impression de revivre Mai 1968. Mais le plus étonnant, dans ce mouvement de protestation, c'est que cette fois-ci les forces de la rébellion sont du côté du conservatisme. Au contraire des émeutes des jeunes des banlieues, le but des étudiants et des syndicats de fonctionnaires est d'empêcher le changement, et de laisser la France telle qu'elle est. Selon un sondage étonnant, les trois quarts des jeunes Français souhaitent devenir fonctionnaires, car cela signifie 'un job à vie'. A l'origine de ce manque d'ambition inquiétant se trouvent une illusion et un mythe tenaces. L'illusion est que ne rien changer signifierait conserver les jobs à vie. Or les jeunes n'ont déjà plus le choix entre un job à vie et un contrat précaire, mais plutôt entre un contrat précaire et pas de contrat du tout. Cette illusion est accompagnée d'un mythe pernicieux : la France aurait davantage à perdre qu'à gagner à la mondialisation. Un autre sondage étonnant révèle que seuls 36 % des Français considèrent que l'économie de marché est le meilleur système possible, contre 71 % des Américains, 66 % des Britanniques et 65 % des Allemands." Le magazine économique estime que la faute en incombe aux hommes politiques français, qui n'ont pas su, ces vingt dernières années, dire franchement la vérité à leurs concitoyens. "Il faut expliquer à l'électorat ce qui est en jeu, pourquoi la France a besoin de s'adapter, et pourquoi le changement n'amènera pas seulement la précarité. La France sera jugée sévèrement par l'Histoire si sa classe politique ne trouve pas le courage d'aider le pays à s'intégrer au XXIe siècle." De plus, "les troubles en France déstabilisent toute l'Europe. A l'intérieur de l'Union européenne, après avoir rejeté la Constitution européenne l'an dernier, les Français ne savent plus ce qu'ils veulent. Ils veulent encore influencer l'Europe, mais ils auront du mal à le faire, avec autant de tensions dans leur pays. Plus la France lutte pour définir son rôle dans le monde, plus elle sera tentée de s'accrocher à son modèle social comme à sa raison d'être." "La France doit maintenant faire un choix", conseille le journal. "Soit faire un effort courageux vers des réformes qui pourraient révéler ce qu'il y a de mieux en France, soit s'acharner à défendre l'ordre établi et rester une puissance médiocre et sur le déclin. Ce dernier choix n'inspirerait ni l'admiration, ni la peur, ni la haine, ni l'indifférence – juste la pitié."
Réponse de JP Humeau le mercredi 12 avril 2006

Il s'agit de l'hebdomadaire "The Economist" (puisse la Reine d'Angleterre me pardonner...!)
Réponse de PRALIN le jeudi 13 avril 2006

Ah! ces journalistes... Incorrigibles... Voilà qu'ils donnent des conseils aux hommes politiques ! Je suis persuadé que ce sont les mêmes "conseillés " qui criaient "haro", comme tant d'autres, en Grande-Bretagne et surtout en France, sur Madame THATCHER (et sur REAGAN), alors même qu'elle faisait courageusement les efforts nécessaires pour redresser son pays (contrairement à la France où les hommes politiques en place, qui eux avaient bien meilleure presse, manquaient complètement le virage). Il y a quand même de quoi s'étonner d'entendre toujours et partout les mêmes accusations, envers les seuls hommes politiques. A les écouter, ils ont été, depuis des décennies, tous bien mauvais... surtout quand ils sont de droite ! Ce constat est même entré dans le subconscient du grand public (on ne peut plus parler politique sans que cela tourne court...et entendre les mêmes âneries.. gauche - droite c'est pareil, tous nuls, ils ne pensent qu'à prendre l'argent du contribuable, tous pourris... etc...). Bravo au journaliste de cet hebdomadaire pour cette pertinente analyse. Et tout à fait d'accord pour dire que nos politiques ont commis des fautes. Moins d'accord pour dire qu'ils n'ont pas su expliquer... certains qui ont voulu engager les bonnes réformes se sont fait "jeté" et bien souvent par les médias eux-même, avant de l'être par la rue. (pour le CPE il y a eu explication, soi-disant un peu tardivement, mais cet argument ne méritait pas cette chienlit et ce blocage). Mais pensent-ils souvent à faire l'autocritique leur corporation qui influence si facilement (volontairement ou non) le peuple ? Bien plus intéressés par les scoops, sur les cancans, la "petite phrase" de l'un, les faux pas de l'autre, la vie familiale d'un tel, etc.., que sur le fond des choses ou l'avenir du pays... les médias grand public en général ont fait beaucoup de mal. Ils ont beaucoup contribués à tenir l'image de ceux qui ont la charge de diriger le Pays. A la moindre contestation sur une réforme pourtant nécessaire, c'est plein feu sur ces "braves" qui vont au feu pour "sauver" le pays...des méchants Leur mission ne serait-elle pas également d'informer plus largement le grand public, et aux heures de grandes écoute, sur le bien fondé de la réforme. Pas seulement de mettre les "envoyés spéciaux" dans la rue, mais de les faire enquêter sur l'opinion de la majorité des citoyens. Le journaliste de "The Economist" a fait un travail sérieux. Mais, comme à leur habitude, il fait clairement son ordinaire avec un morceau de choix..., le plus saignant, et le plus facile à critiquer : l'homme politique. C'est ce qui se digère le mieux parmi nous les lecteurs ou auditeurs.., nous voici hors de cause, complètement disculpés, on pourra se réabonner. On aimerait quand même un petit coup de griffe de temps à autres, envers ses "collègues" de la presse grand public... plus soucieux de leurs avantages que de l'intérêt général (ceux de France-Soir n'en serait peut-être pas là si...) Moi je verrais bien mettre au pouvoir, et à l'œuvre, tous ces grands spécialistes de la presse qui nous parlent si doctement (souvent après coup) de ce qu'il aurait fallu faire... Ceci dit..., il serait souhaitable que cet article soit distribué à tous nos étudiants et lycéens. B.DEMONCHY

Nom/Pseudo

Email

surveiller la discussion

Répondre

Confirmation :
Login Mot de passe
Le Club de l'Embarcadère

Extern Solutions creation de sites internet