Par Phil Salmon le vendredi 31 mars 2006
Ce mercredi 29 mars 2006, un dîner débat était organisé par le Club de lEmbarcadère de Lyon sur le thème du CPE. Nous étions 25 personnes pour entendre les témoignages de Pauline, étudiante affiliée à lUNI, Philippe, chef dentreprise et de Denis, Directeur des Etudes dune école de commerce Lyonnaise.
On peut regretter de ne pas avoir été plus nombreux, on peut regretter labsence des élus locaux (à lexception du Maire du 2ème arrondissement de Lyon). Nous essaierons de faire mieux la prochaine fois tout comme lOlympique Lyonnais qui na pu, ce soir là, quarracher un nul au Milan AC mais qui, à nen pas douter, nous a opposé une concurrence sévère.
Pauline a dressé un constat atterrant de la situation politique de la jeunesse manipulée par les dinosaures marxistes et trotskystes qui simulent grossièrement la démocratie. Ces dinosaures imposent dans des assemblées générales bidonnées, dabord par le vote à main levée, et, ensuite, par un trucage même pas dissimulé des résultats des décisions qui nont pas dautre but que de semer la chienlit. Ni le contenu du CPE ni une analyse intelligente de ses effets possibles ne sont pris en compte dans les raisons de la contestation. Seul compte le postulat suivant : « Tous les gouvernements ont cédé à la pressions des syndicats gauchistes qui manipulent notre jeunesse en la mettant dans la rue, il ny a pas de raison que ça change ».
Philippe a exposé la philosophie et les valeurs quil met en uvre dans les entreprises quil a créées. La confiance quil fait à ses équipes lui permet de développer ses affaires et, par voie de conséquence, de créer des emplois.
Embaucher quelquun cest faire un pari : le pari quil gagnera les challenges qui lui sont ouverts et non pas le pari quil va se planter. Le licenciement est toujours le signe dun échec. Echec pour le salarié si les capacités promises ne sont pas au rendez-vous, échec pour lentreprise si elle na pas mis en place les moyens de développer de façon permanente les capacités de ses collaborateurs ou, pire encore, si les conditions économiques de son développement et/ou de sa survie ne sont plus là.
Bien sûr il y a toujours des cas où le collaborateur ou lemployeur dévie des bonnes pratiques mais ces situations sont assez rares et la juridiction Prudhomale est là pour dire le droit.
Denis a parlé de son expérience de formateur. Au delà de fournir aux élèves les armes qui leur seront utiles dans la voie professionnelle vers laquelle il sorientent il sagit aussi de leur donner les moyens de développer leur savoir-être, celui qui fera quils seront des professionnels salariés ou employeurs bien dans leur peau et donc prêts à se mettre au service de leurs congénères. Ils seront, aussi, prêts à utiliser, à leur avantage, les changements les plus rapides et les plus imprévisibles auxquels le monde entier est soumis. Ils seront ainsi davantage maîtres de leur destin.
Alors la France nest en déroute que parce que les vieilles adhérences socialo-communistes lui collent à la peau. Nous devons nous faire notre mue. Nous devons le dire haut et fort. Nous devons dire Non à tous ceux qui se terrent dans le bourbier des avantages acquis et y étouffent notre pays.
En avant la France !
Philippe Salmon
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