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 afrique .double langage
Par bjrl le samedi 21 janvier 2006

Double langage Le Président de la République et bon nombre de personnalités se plaisent a déclarer « Nous devons tout mettre en œuvre pour sauver l’Afrique » .Cela est lucide et généreux ;mais dans le même temps ,dans des déclarations très solennelles au peuple français ,ces mêmes personnalités n’hésitent pas à proclamer « La France n’attire pas assez les meilleurs étudiants étrangers « Voila des déclarations reprisent par l’ensemble des médias qui se gardent bien de faire une analyse lucide .Il y a d’un côté une vision généreuse et de l’autre une démarche mercantile. Elles sont simplement en parfaite contradiction Attirer les jeunes africains en France sans prendre des mesures concrètes pour assurer leur retour dans leur pays d’origine à la fin de leur formation supérieure et ceci quelques soient les créneaux ( , industriels ,scientifiques etc ) Ce n’est ni plus ni moins, appauvrir l’Afrique de ces cerveaux dont elle a tant besoin Il est pratiquement impossible de transporter en Afrique des structures à hautes valeurs technologiques sans faire appel à quelques exceptions près à des cadres et ouvriers européens pour remplir les fonctions maîtresses. Ce qui prouve la nécessité de ce que j’écris plus haut .L’Afrique ne doit pas devenir un désert intellectuel .ou industriel Même religieusement, je crois savoir que très peu de jeunes séminaristes catholiques retournent en Afrique après leur ordination .Ce qui laisse un boulevard digne des Champs-Elysées à l’Islam. .Nous savons comment cela se termine Il est temps, grand temps de nous pencher sérieusement sur ces problèmes Africains et de nous mettre en accord avec nos déclarations.. Hommes de pensée et hommes de terrain doivent se concertés en toute liberté et bonne foi Aurons-nous un jour le courage de dire et de proposer par le biais des institutions internationales que certains pays africains doivent être placés sous protectorat ou tutelle Il y va de notre survie et de celle de l’Afrique Jacques Bellanger
Réponse de Guy DELUZURIEUX le samedi 21 janvier 2006

De Africa rerum ; S’agissant du continent africain, aujourd’hui, il serait prudent et porteur d’éviter les généralisations sous couvet d’un A (= grand a) . Les situations sont variées. Toute solution ne peut que reposer sur une connaissance détaillée du contexte qui lui propre. S’agissant des états de non-droit, je suis d’accord pour la formule de tutelle (le retour aux « mandats »). Mais à quels Etats pensez-vous ? La question des étudiants est autrement plus complexe. Tous seront, comme nous deux, d’accord sur l’intérêt d’attirer des étrangers dans nos « centres d’instruction et de formation » (comprenant les Universités). Mais vu l’état des lieux, je poserais aujourd’hui trois conditions préalables : - que l’ordre et l’efficacité productive soient remis dans l’Enseignement en France. La situation actuelle est contre productive, et le « cosmopolitisme tiers-mondiste » est une des plaies de certaines de nos filières, et favorise une immigration sauvage (ce que vous relevez au passage). - que le budget consacré à cette formation d’étrangers soit clairement connu et transparent, en avons – nous toujours les moyens et, sinon, comment les retrouver ? La problématique des « compétences locales » mériterait un développement. Votre incise sur le sujet n’est que partiellement vraie, qui ouvre la voie a une réflexion très porteuse, car elle servirait le magnifique projet de Michel VATE et Charles MILLION « planète Ré ». Nous mettons-nous à l’œuvre pour les aider via le réseau des Clubs de l’Embarcadère ? Quant aux séminaristes : - certaines régions d’Afrique restent des « terres de martyrs », et si l’Eglise était régie par la « démocratie du nombre » le Pape serait sans doute noir. Si la foi de jeunes prêtres africains n’est plus assez militante pour chez eux, alors bienvenue à eux dans nos églises de France où nous manquons d’officiers du culte. Le désert est déjà là. - le manque de prêtres (qui reste à prouver) est moins la cause de l’islamisation galopante du continent que ne le sont : * la paupérisation : depuis KEPEL toutes les islamologues reconnaissent l’importance prise par les islamistes radicaux sous couvert de caritatif. OUSSAMA BIN LADEN use des pseudo ONG comme KOUCHNER en son temps, avec une volonté politique. * la volonté de puissance d’états islamistes, qui financent et soutiennent cette islamisation, dont les frontières avec le terrorisme sont aussi floues ou problématiques que celles de la décolonisation pour les ethnies africaines. Le rôle de l’Iran, de l’Arabie et des monarchies du Golfe n’est pas neutre.
Réponse de JP Humeau le samedi 21 janvier 2006

Cher Jacques, Je ne connais pas bien l’Afrique et c’est un de mes grands regrets parce que le continent africain est riche et varié. Riche parce qu’il dispose de la plupart des ressources naturelles présentes sur notre bonne vieille terre, varié parce que l’Ethiopie n’est pas le Sénégal et encore moins l’Afrique du Sud ou le Magreb. Je partage l’idée que si l’on se contente de former les Africains dans nos universités et dans nos écoles sans prévoir un retour de la valeur ajoutée vers le pays d’origine nous aurons fait progresser quelques personnes mais pas l’Afrique et encore moins les Africains dans leur grande majorité. Le débat sur les apports positifs de la colonisation me paraît inutile (on ne réécrit pas l’histoire), voire néfaste car il empêche tout progrès en se focalisant sur le rétroviseur. Le débat sur le futur des pays Africains me semble porteur d’avenir si nous réfléchissons tous ensemble Français, Africains et Européens à la façon d’impulser et de soutenir un développement autonome des pays d’Afrique. L’Afrique ne manque pas d’hommes de talent, Léopold Senghor en son temps, Charles Konan Banny et bien d’autres encore, aujourd’hui, pour accomplir les transformations nécessaires. Notre rôle est de les détecter, de les aider et de les soutenir. Notre ami Charles en a, me semble-t-il, parfaitement conscience.
Réponse de Guy Delux le mardi 24 janvier 2006

à JPH De mon humble expérience, un des travers de l'Etat français aujourd'hui est de ne plus savoir soutenir une personnalité étrangère de valeur, en particulier lorsqu'elle est dans une phase difficile. Ce droit régalien de financer des hommes de valeur parait avoir été abandonné à divers "réseaux", avec une dérive très nette sur "les affaires". Sans être angéliques, très intéressés, d'autres (dont au premier chef les Américains) savent garder dans leur giberne des "hommes de réserbve" (voir KARZAI, le cas Iraqien etc .....). En Gaule, nous ne sommes même pas capables d'exploiter les filières des Anciens de nos Grandes Ecoles. Que faire ?

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