www.embarcadere.info mardi 13 mai 2008  
Les Clubs de l'Embarcadère - Clubs de réflexion  






Edito
Opinion
La vie des clubs
Dossiers et débats
Brèves
Qui sommes-nous ?
Presse
Rejoignez-nous
Actualité
Flash
témoignage



Mémoriser le site
Galerie Photo
Telechargez
Forum de discussion
Contact
Liste de liens

Accueil >> Opinion >> L'Ecole

> Opinion
L'Ecole


Le Président de la République a adressé une lettre aux enseignants, lesquels ont tièdement accueilli l'initiative. En ce domaine aussi, les rapports sont déjà écrits et les constats établis. Il reste à passer à l'action.
 Mais en France, l'école est une affaire politique. Et c'est sans doute ce caractère éminemment politique qui rend toute réforme impossible. Car pour y changer quelque chose, il faut obtenir le consensus, il faut l'accord de tous les acteurs (parents, enseignants, syndicats, etc.). Et comme un pareil consensus est aussi improbable qu'introuvable, alors on ne touche à rien. 
Selon un titre publié dans le quotidien Libération du 27 août 2007, « l'école française a échoué à gommer les inégalités sociales ». Voilà qui résume bien le malentendu car ce simple commentaire est révélateur des présupposés idéologiques qui structurent la conception et les fondements de l'éducation nationale à la française. Car est-ce bien là le premier rôle de l'école ? 
L'école a vocation à former au minimum des citoyens respectueux, respectables et responsables et, au mieux, à fournir les compétences multiples et variées dont aura besoin la société dans le futur, notamment en donnant à chaque enfant la possibilité de trouver sa voie et de réaliser ses talents potentiels. C'est déjà un objectif complexe que l'on ne saurait confier à une organisation centralisée et planifiée sauf si l'on veut transformer les êtres humains en de dociles moutons écervelés.
 Il se trouve que la société aura probablement toujours besoin de boulangers, de maçons, d'hôteliers, d'avocats, de coiffeurs, de chirurgiens, d'enseignants, d'artistes, de chauffeurs de taxis ou de pilotes d'avions, etc. Or, dans une société où peut s'épanouir et coexister une telle variété de métiers et de professions, l'inégalité sociale - mais je préfère parler de « diversité », fruit de la liberté - est inévitable.
 Faut-il alors s'en plaindre ? Non dans la mesure où cette inégalité n'est pas le résultat d'un découpage a priori de la société humaine en castes étanches qui interdirait toute mobilité individuelle et tout espoir d'évolution personnelle. 
A force de s'échiner à gommer l'inégalité sociale, notre école finit par détruire les compétences et les métiers, en jetant sur le marché du travail une armée de jeunes sans qualification et sans motivation. Au lieu d'être inégaux dans la richesse et la croissance économique, ils seront égaux dans la pénurie et la stagnation. 

Jean-Louis Caccomo 
Perpignan, le 10 septembre 2007




L'Ecole
Premier tour:des raisons d'espérer
L'alarme fiscale par Philippe François (lettre de l'IFRAP)
Le génocide arménien.
Le courage est une belle chose
Le temps de l'indécision.
A propos de la colonisation
Violences urbaines
Il n'y a pas d'homme providentiel
Aux antipodes
C'est le Printemps
Fiscalité et choix de société par Jean Louis Caccomo
Le livre du mois
Novlague et décret officiel
La mondialisation en débat
Marre de Moore
Les chiffres et les maux
Christian BARTHELEMY : La décentralisation en panne
Le syndrome
Le règne du Ni-Ni

Login Mot de passe
Le Club de l'Embarcadère

Extern Solutions creation de sites internet