|
   
> Edito A gauche, rien de nouveau ...
SNCF, énergie, transports urbains, medias..., tout le monde s'y met ! Les traditionnelles grèves de la rentrée sont là, bien qu'un peu plus tardives que d'habitude. Mais il fallait bien se réorganiser ! La victoire massive de Sarkozy, la déconfiture du parti socialiste, la disparition du parti communiste, l'amorce d'un dialogue immédiat avec les syndicats, l'ouverture inédite du gouvernement, sont autant d'éléments qui ont provoqué un véritable séisme au sein de la gauche française.
Une gauche qui peine à retrouver une unité, des objectifs, voire des ambitions. Aussi les régimes spéciaux tombaient-ils à pic pour elle. Enfin un sujet de consensus idéologique ! Un prétexte de se regrouper derrière l'arbre qui cache la forêt. Mais peu importe. L'idée est de rassurer, de montrer que la gauche existe, que Sarkozy n'a pas tout laminé.
Voilà qui est fait ! La gauche s'est rassurée. Mais cela va-t-il lui permettre de se reconstruire ? Suffit-il d'offrir des roses blanches pour la carte judiciaire, de s'afficher au Zénith avec les stars du moment contre les tests ADN ou encore de bloquer la France pendant une journée dans une grève fourre-tout ? Mise à mal, la gauche se rattrape à des branches idéologiques d'un autre âge qu'illustre parfaitement la bataille pour les régimes spéciaux : un combat purement corporatiste. Alors que cette réforme est indispensable à l'équilibre et à l'équité de notre système de retraite. Selon le sondage de l'Ifop effectué la veille du 18 octobre, 61% des Français jugeaient cette grève « injustifiée » et 82% étaient favorables à l'alignement des régimes spéciaux. Ils ont compris que le temps des réformes est venu, par nécessité. Seule la gauche refuse de l'admettre.
Notre démocratie a besoin d'une opposition à la fois offensive et constructive. Mais l'état actuel de la gauche l'oblige à ne s'exprimer que par sursauts médiatiques et démagogiques, pas dans un débat serein et fondateur pour notre pays. Les municipales qui approchent seront peut-être un moyen de bâtir les fondations d'un nouveau projet. Puisque les dirigeants n'y parviennent pas, peut-être les élus et les militants de France y réussiront-ils ? En attendant, la droite doit poursuivre ses réformes, ouverte au dialogue mais insensible aux pressions, pour aller jusqu'au bout de ses promesses.
Denis BROLIQUIER
Président des Clubs de l'Embarcadère
Maire du 2ème Arrondissement de Lyon
     
|
 |





|