On m'a aimablement envoyé les deux dernières lettres de l'Embarcadère, celles qui ont suivi le colloque de St-Maurice de Beynost. Elles contenaient le texte complet de mon intervention au dîner inaugural. J'en suis bien sûr extrêmement flatté, mais j'ai l'impression en même temps de bénéficier d'une injustice, car très franchement, les paroles les plus intelligentes qui ont été prononcées ce soir là, très supérieures à mon propre discours, sont les remarques de Charles Millon pendant la discussion qui a suivi mon exposé et qui elles n'ont pas été reproduites. Une fois de plus, la qualité de l'intervention de Charles m'a fait penser que la façon dont la France s'est privée des services d'un homme de ce calibre fait partie des raisons pour lesquelles elle est en chute libre. Je me suis bien entendu ouvert de cette réflexion, pas très originale pour eux, à d'autres participants au colloque, et j'ai pu mesurer combien nous étions nombreux à souhaiter un retour de Charles sur la scène politique, combien nombreux étaient ceux qui attendaient l'arme au pied de le soutenir à nouveau.
Jacques de GUENIN Président du cercle Frédéric Bastiat . Ingénieur de l'Ecole des Mines de Paris et Master of Sciences de l'Université de Berkeley. Carrière professionnelle internationale. Auteur de « Attac, ou l'intoxication des personnes de bonne volonté |