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> Actualité Témoignage
Cher(e)s Amis,
J'ai interrompu durant trois semaines mes chroniques car j'étais en mission en Thailande. Je suis d'autant plus heureux de reprendre la rédaction et la diffusion de mes chroniques que je reviens, tel un miraculé,
de Phuket (Thailande) où j'effectue chaque année une mission de coopération universitaire sur le thème de l'économie du tourisme. Cette année, ma femme et mon fils ainé de 10 ans m'ont rejoint pour passer les fêtes de Noëll ensemble. L'université de Phuket nous a envoyé sur l'île de Kho Phe Phe.
Cette mission a commencé dans le rêve pour tourner au cauchemar.
Le 26 décembre, à 8h du matin, le tremblement de terre nous réveille.
En quelques instants, ce fut le désastre quand la vague s'est abattue sur la plage (10h). Par bonheur, nous n'étions pas sur la plage mais cela s'est joué à 5 minutes. Robin, mon fils, a été très courageux. Quand la vague est
arrivée, nous n'avions aucune info, aucune alerte...et les gens couraient.
Ils nous disaient de quitter l'hotel, de tout abandonner les bagages. Alors,nous avons couru vers les hauteurs pour atteindre le sommet de la montagne située à l'intèrieur de l'ile (12h). Il y avait la panique car nous pensions qu'une seconde vague était derrière nous ; mais nous n'avions aucune idèe de
son importance. Des touristes ont tout perdu. Des familles separées. On a passé toute la nuit sur le sommet sans savoir si cela allait recommencer. Le bruit des serpents dans la nuit affolait les gens qui criaient "water,
water" pensant que l'eau avait atteint le sommet. Par trois fois dans la nuit, la panique a saisi la foule sur la colline et les gens ont bondi dans les arbres. J'ai cru mon heure arrivée et Je me maudissais d'avoir emmener
ma famille dans cette galère. Les thai redoutaient une autre vague plus grande. L'attente fut stressante tandis que des helicoptères de l'armée sillonnaient le ciel pratiquement toute la nuit.
Au petit matin (6h30), nous sommes redescendus dans la baie devastée.
Les hotels et les magasins dechiquetés. Des corps par terre, des gens qui pleurent... On a eu une chance fantastique. Nous avons été évacué par bateau (15h) à phuket et l'université nous a récupéré le soir du 27.
JL Caccomo
     
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