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> Edito PROGRAMME OU DEMAGOGIE?
Au pays de la démagogie, l'argent public coule à flot !
Entre utopie et démagogie, le programme voté par les militants du parti socialiste pour les prochaines présidentielles s'inscrit clairement dans une démarche interventionniste forte et coûteuse. Création de Service public de la Petite Enfance, de l'Emploi Unifié, Agence Nationale de Réindustrialisation, Pôle financier public, Service Universel Bancaire, renationalisation d'EDF... Autant d'instances qui viendront alourdir le budget public sans apporter de solutions nouvelles. Pour nos enfants, les socialistes promettent l'épanouissement pour tous grâce à un parcours éducatif dès le plus jeune âge : encadrement pédagogique, médical et culturel à partir de 2 ans, l'école obligatoire à 3 ans, ... Que va-t-il rester aux parents ? Les grands absents de ce programme puisque, en dehors de l'école, pas une fois la famille n'est évoquée dans les propositions socialistes.
Alors que toute l'Europe s'applique à assouplir la législation du travail et à en réduire le coût pour stimuler l'emploi, les socialistes français, eux, scandent « un SMIC à au moins 1500 brut, l'extension des 35 heures à tous les salariés, le rétablissement de l'ancienne rémunération des heures supplémentaires et du plafond horaire, le maintien du droit à la retraite à 60 ans... » Des promesses faciles qui sont autant d'obstacles à la création d'emplois, notamment pour les moins qualifiés.
A l'heure où toute la gauche européenne s'emploie à réduire les dépenses publiques, les socialistes français, eux, tracent l'avenir de notre pays dans une politique dépensière, voire dispendieuse. Une nage à contre courant dans laquelle la France ne s'est déjà que trop épuisée.
Mais ce programme a au moins un mérite, celui de satisfaire chaque candidat à la candidature socialiste pour 2007. C'est d'ailleurs sa seule ambition. Pour celui qui l'emportera, la difficulté résidera dans l'art de passer d'un programme ultra démagogique à des propositions réalistes. La désillusion risque d'être grande chez les militants. Et la facture lourde pour la France. A quand un débat politique responsable ?
Denis BROLIQUIER Président national des Clubs de l'Embarcadère. Maire du 2ème Arrondissement de Lyon.
     
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