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> Edito Mondialisation:vers une révolution culturelle
Dans les années 78-79, Raymond Barre prenait conscience de ce que l'on nomme aujourd'hui la mondialisation. Son côté visionnaire l'avait amené à comprendre avant tout le monde ce phénomène de mondialisation auquel il avait tenté de préparer la France. 30 ans plus tard, qu'en est-il ?
Une véritable contradiction existe entre la perception de la mondialisation et l'adaptation de nos marchés. En effet, 70% des Français la considèrent comme une menace alors que, dans le même temps, forts des atouts de notre économie, les acteurs français ont su s'adapter pour prendre leur part à cette nouvelle donne.
Sur le plan politique, les grands discours anti/altermondialistes ont été de bon ton, presque à la mode en France, pendant longtemps, permettant à certaines mouvances d'exploiter la crainte de ce phénomène de globalisation. En 1992, François Mitterrand brandissait la construction de l'Europe comme un rempart à cette mondialisation, responsable de bien des maux selon l'idéologie socialiste.
Aujourd'hui, la mondialisation s'est imposée au monde non plus comme un discours. Il n'est plus besoin d'être ultralibéral pour en reconnaître la réalité, les enjeux et les atouts. Quelle que soit leur sensibilité, certains acteurs politiques viennent d'en prendre conscience, au prix d'une véritable révolution intellectuelle, déstabilisante pour beaucoup.
La mondialisation est désormais considérée comme une donne économique et politique incontournable à laquelle la France doit s'adapter culturellement. Mais s'adapter ne signifie pas se soumettre. Il s'agit pour nous de travailler pour en tirer le meilleur parti tout en garantissant un certain niveau de protection. Un objectif difficile et pourtant au combien nécessaire comme le démontre le rapport commandé par Nicolas Sarkozy à Hubert Védrine et publié début septembre. Une volonté présidentielle qui, nous l'espérons, augure d'une véritable révolution culturelle nécessaire à notre pays mais aussi à l'Europe.
Une fois de plus au niveau international, Raymond Barre, avait vu juste.
Denis BROLIQUIER Président des Clubs de l'Embarcadère Maire du 2ème Arrondissement de Lyon
     
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