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> Edito La France est-elle vraiment victime du capitalisme?
Le référendum sur le projet de traité constitutionnel a donné lieu à un débat passionné en France. L'argument présenté comme le plus décisif par chaque partie au débat était le même : le « oui » ou le « non » est la réponse à la menace d'un capitalisme sans foi ni loi. Chaque camp a réaffirmé plus explicitement que jamais son hostilité au libéralisme, suggérant que la société française est victime d'un « capitalisme triomphant » et que la plupart des difficultés que les français rencontrent peuvent ainsi lui être attribuées. C'est ce consensus que dénonce le rapport publié aujourd'hui par l'Institut Economique Molinari. La France est-elle vraiment victime du capitalisme triomphant ? affirme que la place considérable de l'Etat dans la société française interdit de parler de « capitalisme triomphant » et qu'on ne peut donc pas faire porter la responsabilité de nos malheurs à un phénomène qui n'existe pas. Xavier Méra, l'auteur du rapport, s'explique: « Il est extrêmement difficile d'avoir un débat constructif sur le rôle de l'État en France parce que les termes du débat sont truqués. A partir du moment où il est convenu que nous vivons dans une société capitaliste, il est facile de l'accuser de tous les maux. Cependant, le constat est faux. L'Etat est omniprésent en France, comme l'observation des données publiques sur son budget et ses réglementations tatillonnes le révèle. Dès lors qu'on tient compte de ce fait, il n'est plus possible de condamner d'avance les solutions de marché et un véritable débat devient possible. C'est la raison d'être de cette note ». Le rapport conclut : "Il est aujourd'hui de bon ton de se rallier au slogan "un autre monde est possible". Invariablement, le présupposé est que le monde dans lequel nous vivons est l'incarnation de "l'horreur économique" du capitalisme libéral, responsable du chômage, de la pauvreté, du mauvais goût, de la pollution, et de tout ce qui est considéré comme désastreux par la majorité des gens. Il devrait être clair à l'issue de cette étude que ces ennemis du capitalisme ont au moins raison sur un point : il n'est pas le seul choix de société possible. Preuve en est que ce n'est pas le monde dans lequel nous vivons : une société dans laquelle les dépenses publiques représentent plus de 50% du P.I.B. et où aucun domaine de la vie n'échappe à une réglementation dirigiste n'est pas un modèle de capitalisme. Les problèmes de la société française ne peuvent donc pas lui être automatiquement imputés. Les politiques libérales n'ont pas échoué en France. Elles n'ont pas été essayées." Institut Economique Molinari - Bruxelles - Lecture Recommandée
     
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