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> Edito Fier d'être Français
Lu ce week end le récent ouvrage de Max Gallo. Attiré sans doute par le titre « Fier d'être Français » ou par le talent littéraire de cet auteur prolifique. Si je ne suis pas d'accord avec toute l'analyse développée dans l'ouvrage, je partage plusieurs de ses opinions. Et j'ai envie de vous faire partager deux extraits de son texte. Il lance, mieux que je ne pourrais le faire, « un cri du coeur » réconfortant. Denis BROLIQUIER Président national des Clubs de l'Embarcadère Maire du 2ème Arrondissement de Lyon Ce sont bien les premiers chocs des lames dégainées que l'on a entendus, en octobre et novembre 2005, au cours de ces émeutes urbaines sur lesquelles on a bien vite jeté le manteau de l'oubli en les nommant « troubles sociaux », en niant leur dimension ethnique - et même religieuse -, en masquant le fait qu'elles annonçaient le risque de « balkanisation » de la nation. Et l'on sait, on l'a dit, ce qu'il est advenu des Balkans. Cela, les Diafoirus inquiets et bien intentionnés le craignent et le prévoient. Ils annoncent même que ce malade comateux qu'est la nation est entré dans une phase « pré-révolutionnaire ». Mais il restent aveugles sur l'origine du mal ! Ils découvrent comme une affection de plus, dans ce corps miné, les tentations de « régression vers un passé mythique », le nationalisme, etc. Ils ne parviennent pas à comprendre que la maladie dont ils détectent les effets s'appelle crise de la nation, qu'elle ne provient pas d'un « excès de nation », mais, au contraire, de la négation de celle-ci ! Que, pour soigner les symptômes, pour éviter les dérives xénophobes, le racisme, il faut rendre à ce pays sa fierté, et non pas le détruire, et non pas nier sa singularité ! La France meurt de ne plus compter assez de patriotes, c'est-à-dire de citoyens capables de reconnaître ce qu'il y a de grand en elle, dont on doit être fier. Rétablissement de l'esclavage ? Un crime contre l'humanité ? Oui. Austerlitz, une grande victoire française qu'il faut commémorer ? Oui. Le remède aux maux de la nation, c'est l'amour de la nation, c'est la fierté rendue au mot France... On ne soignera pas le « mal français » en se bornant à recourir à des réformes nécessaires - temps et contrat de travail, lutte pour l'emploi, etc. -, mais en affirmant que cette nation est digne d'être aimée, qu'on doit être fier d'être français... Ce dont la France manque, contrairement à ce que pensent bon nombre de Diafoirus, ce n'est pas d'ouverture au monde et à la modernité : nous sommes mcdonaldisés, ketchupisés, cocalisés, staracadémysés, rapisés plus qu'aucun autre pays en Europe, sans doute même plus que la Grande-Bretagne ! Mais la France manque de patriotisme. Camus, au temps de la guerre d'Algérie, écrivait : « Le pays a souffert deux fois. Il aurait eu besoin de moralistes moins joyeusement résignés au malheur de leur patrie, et de patriotes qui consentissent moins facilement à ce que les tortionnaires prétendent agir au nom de la France ». Il n'y a plus guère d'hommes et de femmes qui osent se dire patriotes parmi ceux qui gouvernent, dirigent, colloquent, éditorialisent, racontent, chantent !
     
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