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> Edito Croire en 2005 !
L'année 2004 aura été calamiteuse pour la politique en France. Et pour la droite en particulier. A l'heure des bilans, on constate que les débats ont été avortés ou médiocres, les résultats électoraux catastrophiques, le lien gouvernants/gouvernés distendu et les idées nouvelles inexistantes.
Quelques exemples pour illustrer ce sombre propos :
- L'Europe aurait pu être le sujet de l'année. L'élargissement à 25 était un événement. Il a été présenté par les médias sous un angle folklorique. Les élections européennes étaient le moment privilégié pour un grand débat sur l'avenir du continent. Il n'y a pas eu de campagne. La "problématique Turquie" était aussi l'occasion d'une réflexion de fond. Il n'en restera pourtant que la décision unilatérale d'un chef d'état contre son opinion et ses propres amis. A lire les journaux, on retiendra surtout de l'Europe en 2004 que les socialistes français ont choisi le oui à la constitution européenne, confortant ainsi François Hollande à la tête du parti. Intéressant, non ?
- Autre sujet phare de 2004 : la décentralisation. Le premier ministre avait annoncé une volonté gouvernementale forte dans ce domaine. Une idée applaudie des deux mains par nombre d'entre nous. Mais la montagne a accouché d'une souris ! De reculades en manque d'explications, les pouvoirs locaux ont bien peu progressé dans la loi et les élections régionales ont vu la droite prendre une grosse claque sur le terrain. En revanche, les transferts de charges de l'état vers les collectivités locales ont continué de progresser. Triste résultat!
- Parmi les sujets de société, le mariage homosexuel a été très médiatisé. Une grande opération de communication, parfaitement organisée par les lobbies, pour préparer l'opinion "à cette inévitable évolution française". L'analyse scientifique de la presse démontre d'ailleurs le coté "propagande" du traitement du sujet : plus de 90 % du contenu médiatique était ouvertement favorable au mariage homo. A la décharge des journalistes, il faut cependant remarquer que les opposants au sujet ne se précipitaient pas, pour une fois, devant les micros et les caméras. Politiquement correct, quand tu nous tiens!
- Sur la scène internationale, la guerre en Irak, les élections présidentielles aux U.S.A et la situation au Proche Orient ont joué les vedettes. Mais sur ces événements, pas de vrais débats dans l'opinion publique française comme dans les sphères intellectuelles de notre pays. Uniquement des partis pris, des images, des sentiments et non pas des analyses, des faits, des confrontations positives. Le traitement par la presse française de la victoire de Bush aux Etats Unis a été le comble de la caricature à ce sujet. Et, dans le même temps, l'Afrique continue de s'enfoncer en silence.
Mais ne regardons pas tout en noir. Nous sommes des pessimistes actifs ! Nous croyons à l'engagement individuel et à la force des idées. Nous pensons pouvoir influencer l'avenir de notre pays. Si nous agissons, demain sera meilleur qu'aujourd'hui. C'est même le sens de notre engagement à l'Embarcadère.
     
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